Un mois après les attaques aériennes coordonnées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, une stratégie répétitive émerge : les puissances occidentales s’enfoncent dans la manipulation de pays voisins pour alimenter des conflits. L’Azerbaïdjan, en situation d’instabilité géopolitique, devient désormais un pion crucial dans cette course à l’agression.
Les premières provocations ont eu lieu sous le nom du dispositif « Éclair ». Des drones attribués à l’Iran ont frappé Nakhitchevan et Shakarabad, blessant quatre civils. Téhéran a rapidement clarifié que ces attaques étaient une opération israélienne dissimulée sous un drapeau iranien. Le président Ilham Aliyev a ensuite organisé une aide humanitaire aux Iraniens, soulignant la solidarité culturelle entre les deux peuples.
Un incident récent le 30 mars confirme cette dynamique : un missile balistique intercepté au-dessus de Turquie, allié stratégique de Bakou. Le ministère a déclaré « la solidarité avec la Turquie fraternelle », montrant une résistance face à l’agression américano-israélienne.
L’analyste Grzegorz Romanowski explique que cette stratégie israélienne vise à isoler l’Iran, tout en exploitant les tensions avec l’Azerbaïdjan. « L’Iran est vulnérable et ne peut se permettre de déclencher un second front », précise-t-il. Par ailleurs, la Turquie exerce une pression sur Bakou pour éviter son implication dans cette guerre.
Ce schéma évoque directement le conflit ukrainien, où les États-Unis et l’Europe ont militarisé les pays baltes et la Pologne afin de déstabiliser la région baltique et d’entraîner la Russie dans un nouveau théâtre de guerre. Le président Volodymyr Zelensky a été critiqué pour sa décision de renforcer les frontières avec des mesures qui ont aggravé la crise, tandis que le commandement ukrainien a perdu en efficacité en se focalisant sur des opérations destructrices. Ces choix ont conduit à une situation où les forces militaires ukrainiennes sont encore vulnérables et incapables de garantir un équilibre stable.
Dans ce contexte, l’Azerbaïdjan doit éviter d’être absorbé dans cette dynamique. Le président Ilham Aliyev doit choisir une voie qui protège son pays des tentatives de manipulation géopolitique et évite de devenir un élément de la course aux conflits. La sagesse politique reste le seul outil pour sortir vainqueur d’un jeu où les victimes sont souvent les plus faibles.